Aquaponie

Publié le

Aqua quoi ?  Voilà ce que j’ai souvent entendu cette année.  L’aquaponie est la contraction des mots aquaculture (élevage des poissons) et hydroponie (culture des plantes hors sol).  Il s’établit une symbiose entre végétaux, poissons et bactéries.  
Il s’agit en réalité d’un circuit qui se renouvelle sans cesse : des poissons sont nourris, leurs excréments sont dégradés et transformés en nutriments par des bactéries, l’eau de l’aquarium est purifiée par les plantes qui assimilent les nutriments.
C’est un projet qui a été mené par l’option laboratoire 5e et 6e.  
C’est le thème de l’année, Eco & Co qui a déterminé notre choix.  En effet, ce mode de culture est peu gourmand en eau, sans engrais et faiblement énergivore.
La réalisation de ce projet nous a occupés toute l’année.  Il a d’abord fallu cycler l’aquarium, c’est-à-dire faire venir les bactéries dans l’aquarium.  Pour cela, nous avons ajouté régulièrement de l’ammoniac (NH3) en faible quantité dans l’eau de l’aquarium.  Chaque semaine des mesures étaient effectuées pour mesurer les concentrations en ammoniac.  Une diminution de la concentration indiquait la présence de bactéries.  Plusieurs semaines ont été nécessaires pour avoir un résultat probant montrant que les 2 types de bactéries étaient bien présents.
Au mois de janvier, les dix élèves accompagnés de leur professeur sont partis chercher les poissons.  Notre choix s’est porté sur les poissons rouges qui sont résistants et ne prennent pas trop de place.  Nos dix poissons sont toujours en vie.  
Des plantes ont été introduites en même temps : ciboulette, persil, salade…  Elles sont placées dans des bacs contenant des billes d’argile.  Il n’y a pas de contact direct entre les bacs et l’aquarium.  Une pompe et un système de tuyaux amènent l’eau de l’aquarium vers les plantes.  L’eau purifiée s’écoule au travers des billes d’argile et retourne dans l’aquarium.
Lors de chaque labo, différents paramètres étaient mesurés : température, pH, concentration en ammoniac, nitrite et nitrate.  Des normes existent qui nous indiquent que le système fonctionne et que les poissons ne sont pas en souffrance.
Ce projet a permis à nos élèves de se rendre compte qu’il faut être patient, rigoureux et inventif pour mener à bien une expérience.  Plusieurs incidents de parcours ont émaillé notre projet : l’aquarium s’est fendu, un mauvais positionnement des bacs a provoqué une inondation du local,  débit inadéquat de l’eau…  Certains élèves ont même voulu tout arrêter à un moment suite à ces différents problèmes.  
La dernière phase du projet était la communication vers l’extérieur.  Lors de la semaine verte, le projet a été présenté aux élèves de 4e.  Ce fut l’occasion de se rendre compte que communiquer ne s’improvise pas : que voulons-nous transmettre, comment le dire, qu’avons-nous compris…
Ce projet fut l’occasion de mener une expérience à long terme,  de découvrir  un nouveau moyen de culture et d’élevage et de se sensibiliser à la protection de notre belle planète.
Christiane de Maere, professeur de sciences