Spectacle des rhétos

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Cette année, les cinquièmes secondaires en option théâtre ont présenté leurs deux pièces à 18h tandis que les sixièmes poursui-vaient la soirée dès 20h. Ce nouvel aménagement des horaires a permis de respecter chaque groupe et a laissé le public libre d’assister aux spectacles selon son choix.
Bien que les pièces de Monsieur De Rongé soient toujours une vraie réjouissance, je laisserai à d’autres témoins le soin d’en référer. Mon article vise cette fois le groupe théâtre de Madame Burton avec ses vingt et un élèves de 6e qui nous présentaient deux pièces de Yvon Taburet, pétillantes d’humour.
“Une clinique sous tension” invitait le public à me-ner l’enquête aux côtés de deux inspecteurs suite au décès tragique du directeur. Suicide ou meurtre ? Qui sera le coupable ? Pire qu’un Agatha Christie ! Tous les acteurs pouvaient être suspectés, depuis les femmes de ménage aguicheuses, en passant par les patients excentriques, les médecins volages ou encore l’épouse éplorée mais trop riche. Tous les acteurs se sont révélés convaincants pour le plus grand plaisir du public en nombre.
Après l’entracte, neuf élèves nous emmenaient dans un stage de survie pour renforcer le team building de la société. Le coach mythomane entraînait une équipe plutôt réticente dans de cocasses péripéties. L’humour omniprésent eut raison des zygomatiques du public décidément ravi jusqu’aux dernières minutes.
Bravo à tous les élèves-comédiens. Voilà de quoi terminer vos années à Saint-André en beauté ! Car
bientôt le rideau se lèvera sur de nouveaux horizons.
Que dire à part cette sensation magnifique que de se faire plaisir tout en faisant plaisir au public.
Priscilla Casterman, Association des parents
Des mois de préparation pour un résultat
qui en a ravi plus d’un

Nous commencions notre dernière année avec un dilemme des plus cornéliens : qu’allions-nous jouer pour ce qui devrait être notre dernière représentation à Saint André ?
C’est là que la fantastique Madame Burton entre en jeu. Elle passe son temps libre à lire des pièces pour venir nous en proposer. Elle tombe sur deux pièces qui mettent tout le monde d’accord.
On scinde le groupe en 2 et on commence de suite à les travailler. La motivation ne nous frappe pas tous directement de la même manière mais, j-6 avant la pièce, on arrive à en trouver chacun une quelconque. ça se ressent dans les répets le vendredi jusque 19h (ce qui gâche un bon Celtic pour les uns ou une bonne aprèm au Belga pour d’autres) ou encore le voyage rhéto où tout le monde (ou pas) étudie la pièce qui lui est désignée. Le jour J approche à grands pas et le stress se fait plus que jamais ressentir. La salle (qui était pourtant la même) paraissait plus petite que l’année d’avant mais, lorsqu’elle commence à se remplir, rien n’y fait, c’est la panique.
Au moment de monter sur scène, l’angoisse. Est-ce que je connais bien mes répliques ? Est-ce que ça ne va pas trop flopper ? Est-ce que Grand-Mère a bien trouvé la salle ?
Mais lorsque le rideau se lève et qu’on est porté par les applaudissements, les rires, les encouragements de la salle, on se lâche et c’est un bonheur pur et intense. Une sensation indescriptible et un soulagement immense comme 2 fois la grande muraille de Chine après avoir fini. Une option que je ne saurais donc que recommander pour les plus hésitants d’entre vous.

Sacha Goor, 6e A